
En 2002, dans le cadre d’un projet collectif en ex-Yougoslavie, Caroline Vaillant imagine un protocole artistique fondé sur un geste simple : tricoter avec les habitants avant de les photographier. Le fil de laine, réalisé à quatre mains, relie l’artiste à son modèle et symbolise la possibilité de retisser des relations entre des communautés durablement séparées par la guerre. Installée dans l’espace public, Caroline Vaillant laisse les rencontres advenir, faisant du tricot un véritable outil de médiation.
Réalisé durant six mois dans les Balkans, le projet réunit des participants bosniaques, croates, serbes et slovènes. En confrontant les individus aux frontières héritées des conflits, ce corpus photographique interroge les notions d’identité, de mémoire et de réconciliation. En associant un geste universel à la circulation des photographies, son travail contribue à renouer des relations entre des populations profondément marquées par la guerre des Balkans (1991-1995).
Corpus de 50 photographies
42×28 cm et 30×24 cm
Tirages argentiques sur papier baryté
Tireur : Milomir Kovacevic